Chapitre 8

Chapitre 8

 

Je marchai jusqu’à mon arrêt d’autobus, je n’étais ni le premier ni le dernier. Il y avait trois nouveaux et les anciens qui parlaient toujours ensemble. Après quelques minutes, l’autobus se pointa. J’y entrai dans les premiers et pris le sixième banc. Le bus n’était pas très bondé, mais il ne manquait pas d’idiot. Le bus repris sa route et nous mena à l’école. Un vent de désespoir me frissonna, j’entrai et allai à mon casier où j’y déposai mon sac. Je le refermai et me mis à lire attendant la cloche. Elle se fit entendre quelques temps après et je pris mon cartable d’histoire. Local 582 D pensai-je. Je montai à l’étage et me dirigeai vers la classe, en tournant quelques coins j’arrivai pile devant la porte, j’y pénétrai doucement et pris le bureau le plus proche, moins je marche pour sortir, mieux c’est. Le professeur avait un gros sourire dans le visage, un sourire qui faisait étrangement peur à la longue. La classe se remplissait au fur et à mesure, je reconnu pas plus de la moitié des visages. La cloche retentit à nouveau et l’enseignant commença brusquement à parler coupant le ton de la classe sèchement. Robert Dagenais n’était pas très grand mais il était particulièrement obèse et portait des lunettes rondes affreuses, le genre d’étudiant génie à l’université, mais quarante ans de plus. Il commença son discours sur le souhait d’une bonne année scolaire et il nous présenta en gros les projets que nous allions faire durant l’année, de quoi mourir. Heureusement que les cours ne durent qu’une heure, la cloche sonna et tous regagnèrent le rez-de-chaussée. Arrivant à mon casier, je l’ouvris et Mike, le gros bras de l’école me rendit une petite visite, du moins c’est ce que je croyais, mais non, il était détenteur du casier juste à côté du mien. Il me poussa pour prendre place et se mis à rire, je basculai et je lui jetai un regard haineux.

- La prochaine fois que tu fais ça, je pète ta petite gueule de merde espèce d’enfoiré de cul, lui envoyai-je

- Qu’est-ce que t’as dis, tu m’as traité d’espèce d’enfoiré de cul, c’est moi qui va te broyer ta mâchoire fils de pute, répondit-il

Il n’eut pas le temps de bouger que je lui envoyai un coup de poing au visage d’une force et d’une vitesse épatante. Je pouvais voir sa bave sortir de sa bouche et sa mâchoire déplaçai et du sang qui sortait de son nez cassé, il avait beau être le plus fort de l’école, l’effet de surprise fonctionne sur tout le monde, pas vrai ? Il décolla du sol et s’effondra non loin. Il y eu un long moment de silence, beaucoup de visages étonnés

- Ne m'insulte compris ?

C’est alors que deux autres se jetèrent sur moi. Le premier lança un poing que je pris dans ma main et de l’autre, je lui cassai. Je me déplaçai derrière lui et lui mis un coup de coude au dos, il s’écrasa. Le second n’a même pas eu le temps de frapper qu’un pied vint lui couper le souffle, il était derrière moi et je fis un coup de pied arrière avant même qu’il n’ait le temps de réagir. J’étais en pleine rage meurtrière et quiconque qui se mettait sur ma route se retrouvait automatiquement au sol. Je remarquai que deux silhouettes s’approchaient rapidement de moi, les agents de sécurité. Ils avaient sorti leurs matraques et semblaient près à les utiliser. Ils arrivèrent près de moi et m’obligeaient à me rendre et ce, à l’instant. Je restai muet, il ne devait que pas s’approcher pour rester en santé, il y avait comme un cercle de mort autour de moi, je ne pouvais plus ou moins le contrôler.

- Mais t’es malade ou quoi, lança une fille

C’est alors que quelqu’un me lança un étui que j’attrapai de la main gauche, je la laissai tomber au sol et je la bottai derrière moi. Le directeur s’interposa et entra dans le cercle mortelle, je me lançai sur lui en lui prenant les jambes et il tomba tête première au sol, un craquement d’os se fit entendre. Les agents de sécurité se sont alors jetés sur moi, j’en esquivai un et frappai l’autre, j’évitai le coup de la matraque du premier et je ripostai d’un poing qui le mis hors de combat. Je venais de faire ma domination dans cette école, plus rien ni personne ne m’insultera à nouveau, j’en avais déjà trop reçu d’insulte, et celle là avait fait déborder le grand vase. Je repris peu à peu mes esprits sans jamais regretter ce que je venais d’accomplir. Quelques minutes s’écoulèrent et des policiers entrèrent dans l’école, je m’étais suffisamment calmé et je me laissai rendre, on me mit les menottes, j’avais congé forcé pour le reste de la journée.

 

En arrivant au poste, on me fit assoir sur une chaise de plastique vert peu recommandable et j’attendais. Après quoi, un mystère total. Finalement, après des longues minutes interminables une policière me fis signe d’allé la voire. J’entrai et elle m’indiqua de m’installer sur la même sorte de siège qu’à la salle d’attente.

- Lucas, nous avons étudié ton cas, nous savons que tes parents sont morts il n’y a pas si longtemps mais tu as étrangement disparu tout l’été, tu étais chez toi ? me dit-elle

- Oui, j’étais chez moi, je faisais mon deuil, répondis-je, j’avais cru avoir réussi à digérer la pilule, mais lorsque Mike m’a traité de fils de pute, je ne pouvais plus m’en empêcher, il venait d’insulté ma mère et il devait payer !

- C’est donc ça qui a créer une telle colère chez toi, mais était-il vraiment nécessaire de faire du mal à ton directeur et aux agents de sécurité ?

- Il y avait comme un cercle autour et tous ceux qui le franchissait, goûtaient à ma rage, il était de ceux là.

Elle notait tous ce que je disais, à savoir si j’allais finir avec un casier ou peut-être un psychologue, bref, j’allais avoir une conséquence.

- Bon, commença-t-elle, ton casier est vierge et tu n’es pas un garçon qui est violent normalement, ça se voit dans tes yeux, c’était par légitime défense que tu t’es défendu, cependant, ton excès de colère à amené trois blessés de trop et je ne peux pas négliger ce détail, alors que décide tu, une nuit en prison, où une consultation chez un psy une fois par semaine pendant trois mois ?

- La consultation.

Je ne pouvais me permettre de ne pas aller faire mon boulot, les soupçons s’éveillerais instantanément sur moi. On me donna une adresse et je repartis à l’école à pied, ce n’était pas très loin mais les rues, étant très achalandées, m’obligeais à faire attention à chaque coin de rue. Je passai les portes, l’école était vide puisque les cours avaient repris. Je pris mes affaires de français et je me dirigeai au cours. Je cognai à la porte, une femme dans la trentaine m’ouvrit la porte, je lui passai le mot que j’avais reçu à l’entrer pour motiver l’absence et m’indiqua une place au centre à gauche. L’ambiance avait étrangement changé à mon arrivé, tous se mirent à discuter su moi et on me pointait de tous les sens, la professeure avait beau tenté de les ramener à l’ordre, rien ne fonctionnait. Après une dizaine de minutes, la cloche sonna marquant le début du dîné pour tous les étudiants à l’école secondaire de Flashcity. Je pris le bus pour revenir à la maison y déguster un bon repas et étrangement, le bus du midi était beaucoup plus rempli que celui du matin, résultat, nous étions tous deux par banc. Je m’étais ramassé avec un type qui semblait correcte. Cependant, il se mit à me parler du combat que j’avais fais ce matin, ça avait réveillé tout le monde. Je me contentai de faire à semblant de l’écouter en hochant de la tête par moment.

 

Après le repas, je repris le bus et je me retrouvai de nouveau à l’école, j’avais un cours d’anglais et sincèrement, je suis nul en anglais. Je suis meilleur à parler japonais qu’anglais. L’instructeur était un étrange personnage, non seulement, il s’appelait Roger Tremblay, quoi de plus anglais que ça ? De plus, il parle moins bien l’anglais que moi, je ne sens pas que ce sera mon année d’anglais. Le cours fut lui aussi long et pénible et ce n’était pas tout, ma dernière période allait être encore pire : mathématiques ! La récréation fut calme pour tous et je finis je lire mon manga que j’avais déjà lu plus de dix fois. Une fois de plus, je pris mon cartable et je montai jusqu’à mon cours. De là, surprise, en entrant, la professeure la plus belle au monde, chemise blanche au décolté, pantalon mince qui nous permettait de bien voir la forme, elle était mince, grande, avait un visage ne dépassant pas la début vingtaine, pas plus, des cheveux d’une beauté inégalable et un visage encore plus sublime. À la fin, j’étais bien content d’aller en mathématiques. Elle nous introduit un mot de bienvenu et nous indiqua ses règlements. À la fin du cours, il restait plusieurs minutes.

- Que diriez-vous d’un débat ? Lança-t-elle

La classe fut très ouverte à cette idée.

- Bien, que pensez-vous de Tenshi, le super-héros de Flashcity ?

- Super-héros, c’est de la folie, c’est juste un crétin qui sait voler, lança un type du fond

- Moi je le trouve sexy, répondit la fille à côté de lui

- Je crois qu’il peut nous être d’une très bonne aide, il peut aider les policiers contre les crimes très dangereux et en même temps, il fait une patrouille de plus et il peut surveiller des coins plus rapidement, c’est un atout majeur à la ville, dis le gars à ma droite

- Ne trouvez-vous pas étrange, dis la professeure, qu’il ne se manifeste que la nuit ?

- C’est parce qu’il travaille le jour, c’est évidant, mais j’y pense et ses ailes, il les met où ? Commenta une élève

- Surement dans son gros cul, vraiment, ce type n’est qu’une pure merde, c’est en plus un imposteur qui se fou de nous tous ! Dis un autre élève

Je me retournai et j’identifiai à la seconde l’homme au coton ouaté rouge, ma première arrestation, je le comprends qu’il ne soit pas en accord avec la façon que Tenshi traite les truands. La cloche résonna et nous repartîmes à la maison.

 

La nuit commença et je partis en ville, la circulation s’était intensifiée du à la rentrée. Je commençai par le centre-ville où un intense feu prenait d’assaut un gratte-ciel. Déjà des centaines de pompiers tentaient d’éteindre l’immense feu. J’arrivai sur les lieux et je me mis à affaiblir les flammes, cependant, le feu avait un stade plutôt avancé et il était difficile de tout contenir et certain débris tombaient. À ce moment, un immense fragment de la tour tomba et je me précipitai pour l’arrêter, cependant, il était beaucoup trop lourd, j’essayais de le mettre en cendre mais rien ne fit, il continuait à tomber et ce, à une vitesse fulgurante. Je devais réfléchir, je voyais la foule qui tentait tant bien que mal de se sauver, une idée me vint à l’esprit, si je les couvrais avec une plaque de glace, je pourrais sauver tout le monde. Je mis mon plan à exécution, et j’utilisais le maximum de mon pouvoir pour créer la zone d’atterrissage de la pièce de béton. Elle fut créée plus vite que prévue. Je touchai le sol à l’extrême droite de la planche et tous regardaient, de loin, mais surtout de proche. Le temps d’attente et la déception fut très courte, il passa à travers la glace et je me précipitai à la rescousse d’un individu encore en dessous, je crois n’avoir jamais volé aussi rapidement, de plus, je ne voulais pas finir tout écrapoutie. Je ramassai la jeune fille, mais les dégâts fut largement réduit puisque toute l’énergie s’était déferler sur la glace qui par la suite, fondait grâce à mes pouvoirs. Je la déposai à cent mètre de là, bref, où tout était calme. Je la reconnue, elle était dans mon cours  mathématique, ses yeux bleus océans me regardais des plus étonnés, ses cheveux noirs tournicotaient, elle me regardait la bouche ouverte toute émue.

- Je… mon… talon avait cassé, me dit-elle d’une gêne étonnante

Elle devient rouge aussitôt, j’observai ses souliers et effectivement, son talon gauche avait disparu sous les décombres de l’effondrement. Je me détachai d’elle et repartit sous les hécatombes. Je regardais au ciel, le feu faisait toujours rage, je m’élevai au niveau des flammes et je m’engouffrai à l’intérieur.

 

Je regardai autour, que du feu, je l’éteignis et continuai ma route, une image se promenait librement à l’étage et le feu réapparu aux endroits précédemment étouffer. J’envoyai instinctivement de la glace sur lui, mais elle ne lui faisait rien, je sortis mes katanas et j’approchai délicatement. Je fis un pas et il se retourna  à l’instant et il me canarda de feu, il venait de ses mains. J’évitai le rayon de feu aisément et j’accourus à lui. Il n’était cependant pas simplement armé de main qui projette des flammes, deux géantes lames prirent la position d’arme principale. Je bloquai adéquatement ses coups très robotisés, mais il bloquait très aisément les miens ce qui m’empêchait de le toucher. Je sautais par-dessus lui et tentai une attaque au dos, résultat, il était blindé et mon coup fut inefficace. Il pivota son tronc et ses attaques continuèrent. Je fis un bond en arrière et je rangeai mon katana de glace, j’allais affronter le feu par le feu, je fis un nouvel assaut et de ma lame brulante, je fis fondre ses lames et lorsqu’il n’eut aucune défense, je lui transperçais le corps. Je retirai mon épée rouge et je lui coupai la tête. Il s’effondre et je me dévire j’éteins le feu aux alentours. Quelques minutes s’écoulent et le feu reprend partout, je pose mon regard sur la machine qui est de retour sur ses pattes, la plaie n’était plus là, la tête n’était en faite qu’une boite vide et de nouvelles lames apparurent aux niveau des bras et des jambes et deux lames dans chaque main venant compliquer légèrement la situation. J’envoyai aussitôt de la glace qui par ma force, évita tous les obstacles et le frappa en plein sur sa carapace métallique. Il recula et je vins le percuter mais il bloqua et me désarma facilement, j’utilisai alors tout ce qu’il me restait et et par la puissance du froid, ses lames se brisèrent de nouveau je lui glaçai le torse et les pieds, il était maintenant immobiliser, il m’envoya alors une vague de feu qui me ramassa et me jeta hors de l’immeuble créant un nouveau trou parmi l’armada. Sa puissance était surpuissante me fis défoncer le mur vitré du bâtiment voisin, je sentis des morceaux de vers transpercer mes ailes, mais surtout l’impact au sol qui me fis également défoncer le plancher sur trois étages. Je n’arrivais même plus à me relever. Seule ma main n’était pas sous les décombres, de celle-ci, je refis le plafond glacé et je mis le feu sur ce qui m’empêchait de me déplacer. À bout de force, je me remis sur mes pieds et je regardai le nouveau toit qui dégoutait et il passa par le trou qu’il avait fait et m’enfonça sa lame sur moi. Par un dernier souffle, j’évitai le coup et lui mis un poing au ventre, celui-ci se fracassa de nouveau, mais cette fois je n’allais pas le laissé faire. Je le mis en morceau et tous étaient en fusion. J’attendis un moment et j’y enlevai délicatement la vitre dans mes ailes. Je me fis un chemin de glace pour retourner chercher mes épées et je créai un bloque de glace auquel je m’installai et je le fis se déplacer assez loin du lieu de combat. Le travail était terminer pour ce soir

 

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