Chapitre 7

Chapitre 7

 

La dépouille trainait juste devant moi, je rangeai mon katana et repris mon envol. À la sortie, une amassé de personne attendait la suite des évènements. Une foule d’applaudissement et de cri venant de leur part me rendaient fier de moi et de ce que je venais d’accomplir. J’étais cependant blessé, mes ailes souffraient énormément du coup que j’avais reçu. J’allai me poser sur un bâtiment voisin histoire de récupérer un peu d’énergie. Je devais m’attendre à encore pire lorsque je serai à l’intérieur de la compagnie. Je repliai mes ailes et je m’étirai le dos, Pour continuer ma route, étant incapable de voler, je créai des ponts de glace pour continuer à marcher d’édifice en édifice. Maintenant je savais que je devais m’entrainer durement pour pouvoir résister à des attaques cent fois plus puissante et encore plus rapide que celles que je venais de recevoir. Le jour venait lentement et j’eus le temps de retourner à la maison. En prenant ma douche, je remarquai plusieurs plaies sur mon dos. Heureusement qu’elle ne faisait pas trop mal, j’allais pouvoir aller m’entrainer dans deux heures. Je pris un repas léger avant l’entrainement et je me dirigeai au dojo.

 

J’entrai, j’étais le dernier d’arriver, tous avaient commencé à s’échauffer, sauf moi. Je pris deux bokkens et je commençai à m’échauffer un peu à l’écart des autres. L’entraineur interpela tout le monde qui se mit automatiquement à son écoute.

- Pour commencer, débuta-t-il, je vous présente un nouvel élève, il n’a aucune expérience dans le contrôle du katana, mais il possède une force, une rapidité et une agilité hors du commun, son nom est… Quel est ton nom déjà ?

- Lucas, répondis-je

- Lucas, super, je suis sur que tous t’accueilleront dans l’équipe d’élite du dojo.

Nous nous plaçâmes tous, j’étais devant quelqu’un de ma grandeur, il était de ceinture noire et contrôlait un bo, un long bâton. Mes deux épées prêtes à parer ses attaques, j’attendais le signal du maitre.

- Allez-y ! s’écria-t-il

Il ne broncha pas d’un poil, en revanche je tentai un coup de la gauche qu’il para aussi facilement que mon second de la droite. J’étais immobiliser, il me donna un coup sur l’épaule, un sur le ventre, sauta par-dessus moi et il fit son coup fatal sur mon dos. Je tombai sur le sol, mes blessures n’étaient toujours pas guéries.

- Et il appelle ça un élite ? Se moqua-t-il

Je n’allais tout de même pas me laisser faire, je me relevai d’une vitesse fulgurante et couru vers lui alors qu’il avait le dos tourné, mais il roula par terre vers la gauche et me heurta au niveau des jambes, mais je ne flanchais pas. Je me retournai et il profita de ce moment pour m’attaquer aux côtes. J’étais foutu, très vulnérable, il m’avait battu sur toute la ligne. Je m’effondrai au sol et le sensei vint à nous.

- J’y suis peut-être allé un peu fort sur ce coup là, s’excusa-t-il, mais je voulais voir sa puissance et je suis d’accord, il est très rapide et fort, je n’avais jamais vu ça auparavant, mais il doit apprendre à canaliser sa puissance, sinon elle ne lui sert à rien. Un jour il sera aussi fort que moi, mais ce n’est pas pour tout se suite.

Il m’aida à me relever, j’avais la bouche en sang, extrêmement mal au dos et aux côtes, je n’étais plus capable de marcher avec mes jambes endolories, bref, j’étais dans un sale pétrin. Je rentrai à la maison avant la fin de l’entrainement, Guillaume, celui qui venait tout juste de me mettre une raclée m’accompagnait.

- J’espère que tu me pardonneras, commença-t-il, je voulais te montrer que même si t’es super puissant, tant que tu n’as pas le contrôle, ça ne te sert à rien.

- C’est justement en m’entrainant comme ça que je contrôlerai ma puissance et je te promets que je vais te foutre une volée un de ses jours, dis-je difficilement

- C’est ce qu’ils disent tous, je suis le plus fort de tous après le sensei alors tu vas avoir à manger des croutes mon ami.

Nous continuâmes de discuter jusqu’à ma maison, je le remerciai et je rentrai. J’allai aussitôt m’étendre sur le divan le plus proche, je soufflai un bon coup et allai à la salle de bain. Je regardai la piètre mine que j’avais devant le miroir et je me débarbouillai le visage. Je mis de la glace à mes jambes pour atténuer ma douleur, je pensais sérieusement à prendre une pause d’héroïsme pour cette nuit et me reposer. Le reste de ma longue journée se résuma à rester couché sur le divan à trouver des trucs pour m’enlever ma douleur. Si une nouvelle arme de Nightfried, elle allait surement me tuer, mais je devais absolument protéger la ville de cette attaque s’elle était pour se produire. Je mangeai un petit plat et invoqua mon armure d’or, c’est alors que je sentis toutes mes plaies se refermer, je cicatrisais déjà, l’armure accélérait ma guérison, mes ailes qui, la nuit dernière, ne pouvaient plus fonctionner, étaient maintenant plus en forme que jamais, j’installai mes sabres et je décollai vers la ville.

 

Cette nuit là il plu, il ne faisait que ça, pleuvoir, heureusement que je n’étais pas fais en chocolat, je pu néanmoins accomplir mon devoir en protégeant un homme qui se faisait battre par trois autres et en allant récupérer un chat qui s’était sauvé dans un arbre. Aucune attaque robotique à l’horizon, je rentrai tranquillement avant l’aube et je me préparai pour l’entrainement d’aujourd’hui. Cette fois, Guillaume ne me combattit pas, j’avais un nouvel adversaire, plus petit mais plus fougueux, il évitait toutes mes attaques comme s’ils les connaissaient à l’avance. Je devais être prévisible, je changeai donc de plan, je reculai d’un pas et il me sauta dessus, je fis une roulade, mais, de son bokken, il alla me chercher rapidement mais sans blessé mes côtes droites. Il gagna se combat, le sensei nous fit faire quelques exercices de base que je complétai facilement. Je sortis du cours meilleur que lorsque j’étais entré et en meilleure forme que la dernière fois que j’y étais sortis. Les jours se succédèrent tout comme les nuits sans rien de très grave, mon entrainement portait fruit car j’étais rendu presqu’au même niveau que Guillaume, bien sur, il me restait une grande marche à monter, mais j’allais continuer jusqu’à le combattre comme je l’avais promis.

 

Cela faisait plus d’un mois que je m’entrainais, mes journées devenaient sensiblement les mêmes, entrainement le matin et entrainement physique en arrivant à la maison ainsi que l’amélioration de mes techniques au combat à main nue. Cependant, la nuit, c’était une toute autre histoire, parfois, ça grouillait de rapaces dans les rues, et d’autre, rien. La télévision parlait de moi à chaque matin et racontait mes exploits de la nuit dernière ou celle d’avant. Je n’avais toujours pas reçu de nouveau la visite des robots de Nightfried. La rentrée scolaire allait bientôt débuter et ceci allait tout chambouler ma routine, j’allais être occupé durant la journée ce qui allait m’empêcher de m’entrainer et probablement pris par les devoirs le soir ce qui allait réduire mes heures pour combattre le crime. Je n’avais pas hâte du tout à commencer mon secondaire 4. Je reçu, une journée comme les autres, la liste du matériel à me procurer, je me dépêchai à aller me le procurer pour continuer au plus vite à m’entrainer. J’entrai dans un magasin à grande surface pour trouver le tout rapidement et en parcourant les allées, quelqu’un m’interpella.

- Lucas ? me dit-il

Je me retournai, c’était Mike, le beau bonhomme de l’école, il pouvait avoir d’un claquement de doigt n’importe quelle fille de l’école.

- Oui, répondis-je paresseusement

- T’as changé pas mal, les stéroïdes ce n’est pas bon

Je lui fis un doigt d’honneur et continuai mon magasinage, ce n’était pas pour rien que je détestais l’école, elle est rempli de crétin de tout genre. Celui là était probablement le pire, heureusement que je ne le craignais pas comme avant, je voulais même qu’il pète un câble et qu’il se jette sur moi, il en aurait vu de toutes les couleurs. Je sortis de l’allée sans broncher et durant tous mes achats, je reconnus quelques visages, mais de tous, seul le dieu des cons m’avait interpellé. Je sortis avec mes multiples sac que je transportais avec un panier jusqu’à la maison, je le ramenai et fis de suite mon sac d’école, elle débutait dans une semaine. Je m’en débarrassai et je retournai à mes punching bags.

 

La journée avant la rentrée, une lettre rentra venant de Kaine, elle m’indiquait l’emplacement de Nightfried et quand l’attaquer. Cela allait se faire le 8 septembre et nous sommes le 29 août. J’allai au dojo où j’affrontai pour une dernière fois Guillaume avant un long moment, j’allais revenir m’entrainer mais pas aux même heures. Il prit son bo et moi mes deux katanas, j’étais devenu assez habile avec celles-ci. Le combat débuta et je parai deux de ses coups. Je lui attaquai les jambes, mais il sauta, ce que je voulais, je roulai sous lui et je me redressai en lui assenant un coup bien placé au dos. Il tomba au sol, mais se releva aussi vite qu’il était tombé. Il para tous mes coups et je fis de même des siens, des sauts, des roulades et des esquives étaient tous de la partie. Ceci n’allait pas être un combat de technique mais d’endurance. Je décidai d’économiser le plus mon énergie, je réduisis mes coups et me mis sur la défensive. Il donna plusieurs coups rapides et puissants auxquels j’eux une certaine difficulté à les bloquer, mais je ne flanchais pas. Je voyais dans ses yeux qu’il avait perdu beaucoup d’énergie, lorsqu’il attaqua de nouveau, je ripostai immédiatement et je lui attaquai le derrière de la jambe et le torse. Le combat fut fini.

-Je te l’avais promis que j’allais te battre Guillaume, lançai-je

- Tu m’as eu, et j’en suis fier, répondit-il, tu en avais le potentiel et le voilà maintenant grandement évolué, garde la forme et la technique et reviens t’entrainer lorsque tu pourras.

Je répondis que oui et je quittai l’établissement, en rentrant à la maison, je me fis à manger et j’allais faire de la bicyclette histoire de revoir le quartier. Celui-ci n’avait guère bien changé, excluant quelques maisons en rénovation, le tout était sensiblement pareil. Je fis un tour au parc, il était infesté de petits mômes, ils courraient, sautaient et grimpaient, c’est en faite le meilleur moment de notre vie, on ne se soucie de rien, tous sont nos amis, on a jamais de problème et surtout, on ignore de ce qu’est la vie. Je continuai ma route, j’aperçu mon arrêt de bus, il n’était pas très loin de chez nous, mais juste à l’idée de le revoir à nouveau, un vent de déprime vint me chercher. En revenant à la maison, j’analysai à nouveau la lettre pour le début des cours. C’est alors que je constatai que je devais être à l’école dans six minutes pour la remise des horaires, je devais filer. J’enfourchai mon vélo et je me mis à pédaler à une vitesse fulgurante, si je n’étais présent, je n’aurai pas mon horaire ce qui m’obligerais à faire tout plein de démarche pour la recevoir demain.

 

Heureusement, les pistes cyclables étaient quasiment déserte ce qui facilitait ma route. J’entrai légèrement en retard et tous étaient encore à attendre avant d’entrer à l’auditoire. Je fis une esquisse dans l’école et je revis plusieurs choses, les casiers de couleur orange et les murs verts. Je ne suis pas designer de mode, mais je trouve ce mélange particulièrement affreux. Après quelques temps, le directeur nous convoqua à nous rendre à l’auditoire. Je rentrai dans les derniers, je n’étais pas du tout pressé de recevoir mon horaire, mais en même temps, plus vite je l’avais entre les mains, plus vite je pouvais déguerpir de cet endroit pourri.

- Je demanderais le silence, lança le directeur

La foule pris quelques secondes et un silence complet s’installa.

- Bon, vous entamer votre quatrième année au secondaire et j’espère qu’elle vous apportera du bien dans votre vie.

Il passa par les règlements et insista sur la tenue vestimentaire, finalement, après de longues minutes de parlote inutile, il nous envoya chercher nos horaires. Je passai de longues minutes à attendre dans la file. Nous étions quelques centaines à recevoir notre plan des cours. En la recevant, je vis que mon premier cours allait être histoire avec un certain Robert Dagenais, selon les dires populaires, il donne excessivement de devoir long. Je n’osai même pas regarder les autre cours que la mis dans ma poche droite et je roulai jusqu’à chez nous. Je mangeai et j’allai m’entrainer sur mon bach ho. La nuit tomba paisiblement et je mis les voiles hors de la maison.

 

Dès que j’atteignis le centre ville, je distinguai deux silhouettes comparables à celui qui m’avait attaque un mois plus tôt. Je me jetai avec acharnement sur le premier, mes katanas en main. Je le détruisis avant même qu’il n’est le temps de réagir, il fut de même pour moi. Sans même savoir d’où venait le coup, je bougeais à une vitesse épatante sans pouvoir contrôler mon être. Je décelai un autre robot qui m’attaqua au ventre, je me dirigeai vers le sol. La nuit venait à peine de tomber et la ville remuait énormément. Ce ne fut pas très long qu’un cratère se forma en plein milieu de l’allée. Grâce à mon entrainement, j’avais la force de me relevai rapidement et je retournai à la bagarre. J’évitai son laser rouge et lui rentrai mon épée droite au ventre, il glaça instantanément et se désintégra. Un autre se baladait librement, je le poursuivis et lorsque je fus près de lui il se retourna et avant même qu’il n’est le temps de réagir, il se mit à fondre. Je continuai à me promener dans la ville à la recherche de nouveaux ennemis, mais rien. Je regardais souvent mes arrières et je faisais de long détour pour bien entrevoir chaque bâtiment. Vers deux heures du matin, une sirène de vol se fit entendre. J’arrivai sur les lieux et en atterrissant, je perçus deux hommes armés de fusil à pompe, je chauffai leurs armes exagérément et lâchèrent aussitôt prise, je les immobilisai et leur fis des menottes de glace aux jambes et aux mains. Le reste fut calme… bon j’avais tout de même défoncé la route, mais ceci aurait pu bien mal se finir, si il y avait eu un véhicule aux alentours ou même des piétons, ils auraient bien pu y rester. Je rentrai à la maison, plus ou moins prêt à affronter de nouveau l’école. En arrivant, je m’entrainai légèrement et je pris ma douche. Je n’y observai aucunes blessures de mon combat, malgré les dégâts alourdis sur la ville, je n’avais même pas une égratignure. Je sortis et j’allai m’habiller, je mis un gilet orangé avec des pantalons noirs. Je me peignis futilement et me fis deux œufs. Je sentais que la journée allait être monstrueusement longue. À la fin du repas, je nettoyai mon assiette. Je regardai l’heure il me restait vingt minutes à tuer. J’allai me chercher un manga et je me mis à le lire. Je faisais ça tout le temps avant, j’arrivais à l’école en lisant un truc, soit un roman, un journal ou un manga. Les minutes s’écoulèrent et je me mis en marche vers l’arrêt d’autobus. Je pris mon sac d’école assez lourd et je me refermai la porte.

 

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