Chapitre 5

Chapitre 5

 

Je l’avais enfin tué, mais ce n’était que le début de la nuit. Je planais ici et là, je n’allais nulle part, j’étais plus que fier de l’avoir enfin tué. Plus j’y repensais, plus j’avais la simple envie de le tuer de nouveau, mais en étant encore plus cruel. J’étais prisonnier de mon imagination, je ne pensais qu’à mon, soit disant, exploit, j’avais enlevé ma première vie sur Terre, et ça ne faisait que commencer, je devais à tout pris trouver l’emplacement de la compagnie Nightfried et la détruire. À partir de là, j’allais pouvoir compter les morts par dizaines et finalement par centaines. Je tournai un coin et un coup de feu ce fit entendre, c’était un quartier rempli de ruelle qui ne sentait pas la rose. Je piquai vers le sol pour ainsi identifier ce qui se passait plus bas. Je distinguai des voix d’homme, ils étaient au moins trois. Une femme cria et m’indiqua exactement leurs positions. La ruelle était assez large, une benne à ordure y était situer ainsi que des escaliers de métal sur les bâtiments avoisinant. Je m’agenouillai près à bondir sur eux. Les brigands étaient quatre, ils étaient facilement identifiable avec leurs tuques en plein été et leurs vêtements foncés. De ce que je pouvais entendre, ces hommes parlaient de violer la jeune femme qui était apeurée, elle était incapable à elle seule de les combattre. Je créai une sphère de glace et je l’envoyai sur l’homme à l’extrême droite de moi. Aussitôt qu’il reçut le projectile, il s’effondra sur le sol. Tous étaient estomaqués, surtout la dame. Je fis mon apparition. Celui qui portait le pistolet tira instinctivement sur moi. La balle toucha mon armure d’or mais ne l’avait même pas abîmé. Le plus proche de moi, armé d’une batte de base ball, tenta de m’attaquer, je bloquai le coup avec mon avant bras gauche et il se fracassa et les restes avaient pris feu. Son visage changea et une peur bleue le pris d’assaut, l’homme au pistolet épuisa toutes ses balles mais elle ne se rendait même pas, mon souffle glacial gelait les balles et celle-ci se brisaient sur le sol.  Il prit aussitôt la fuite, mais comme avec l’autre malfrat, je lui glaçai les pieds et fis de même pour les autres.

- Vous allez bien mademoiselle ? Lui demandai-je

- Mais… comment avez-vous fait ça, je serais probablement morte sans vous, comment dois-je vous remercier ?

- Vous avez votre cellulaire, alors appelée la police pour qu’ils enferment ces personnes.

- Sans problème, mais dit, c’est quoi ton nom ?

- À toi de le trouver

La jeune femme n’avait pas encore la vingtaine, même que je la connaissais, elle s’appelait Émilie, elle avait des cheveux noirs frisotés, son maquillage coulait sous ses yeux verts.

- Là vite comme ça, je n’ai pas d’idée, mais je te remercie, tu ne sais pas à quel point, me dit-elle

Elle se jeta dans mes bras, je la collai également. Jamais je ne l’avais vu comme ça, en pleur et jamais de mon ancienne vie, je ne l’aurais vue dans mes bras, mais elle y était.

- Vous avez fini de vous bécoté ? me lança un agresseur.

Émilie se détacha de moi et alla lui mettre un coup de pied bien placé dans l’entrejambe. Il ne bougeait plu. Je profitai de ce moment pour m’éclipser en douce pour continuer ma route.

 

M’avait-elle reconnue, ne serait-ce qu’un peu, surement pas, car jamais elle ne serait resté dans mes bras. Ce n’est pas le genre de fille qui serait avec un gars aussi moche que mon ancien moi, la dernière fois que je lui avais parlé, c’est après l’avoir accidentellement accroché et je m’étais excusé, je n’avais même pas aperçu ne serait-ce qu’un sourire de sa part, il faut dire aussi qu’elle était en couple avec un autre gars, des mes souvenirs il s’appelait Damien. Dans ce temps je n’étais jamais au courant de rien, mais un beau jour, il y a eu rupture.

 

- Mais c’est quoi ce truc dans le ciel, dis une voix d’un jeune homme.

Je bougeai la tête et j’y aperçu deux hommes qui me regardaient d’un air étonné. Je leur fit un bonjour en hochant la tête et je me déplaçai rapidement à quelques intersections plus loin. Flashcity était une très grande ville et entendre parler de la compagnie Nightfried était comme trouver une aiguille dans une botte de foin et pour compliqué la chose, elle était de la même couleur et la botte de foin est plus immense encore que la ville elle-même, j’allais en avoir pour longtemps. La nuit se faisait tard, je m’étais promené toute la nuit, je devais affronter la vie en tant qu’humain, mais comment ? Je retournai à la maison et en arrivant près, je m’assurai que personne n’était là. L’endroit était plus désert, tout comme à l’habitude. J’arrivai devant la porte et j’enlevai mon armure et j’entrai. J’allai m’allonger mais comme je ne dormais pas, je me mis à penser à mes gestes de la nuit que je venais de passer, avais-je fais le bon choix en aidant ces deux femmes là et d’avoir sauvagement tué le meurtrier de mes parents ? Un sourire se forma sur mes lèvres. J’allumai, les policiers allaient-ils faire le lien entre celui qui l’a tué et mes pouvoirs ? Une idée me vint en tête, tuer un prisonnier par nuit, en m’informant pour tuer les pires et ainsi éviter tout soupçon. Je me dirigeai au salon et j’y allumai la télévision. Le bulletin de nouvelle y jouait, il venait tout juste de commencer. L’animateur était, comme à l’habitude, bien habillé mais semblait cette fois-ci préoccupé.

- Bonjour mesdames, messieurs, commença-t-il, aujourd’hui dossier très spécial, un ange à Flashcity ? D’étranges témoignages nous sont arrivés cette nuit de la part de personne agressées la nuit dernière, tout d’abords, M. Durivage, le chef de police de la ville, répondra à quelques unes de nos questions.

J’étais tombé carrément en bas de ma chaise, on parlait de moi à la télévision, mais une certaine peur s’était installée, si jamais Émilie m’avait reconnu ou bien qu’un homme ait vu sous ma visière.

- Tout d’abords M. Durivage, savons nous qui est cette personne qui joue les héros ? demanda l’animateur

- Nous n’avons malheureusement pas l’identité de la personne qui ait pu sauvée ses gens. D’ailleurs nous savons très peu sur cet individu.

- Merci, mais les agresseurs ont dis être victime de superpouvoirs, aussi, est-il vrai que l’on ait retrouvé les pieds de tous glacés au moment de leur arrestations.

- Sur cela, nous sommes encore très sceptique face au mot superpouvoir, mais il est vrai que tous avaient les pieds glacé à l’exception d’un qui avait été assommé.

- Avons-nous une description physique de l’homme qui a fait cela ?

- Encore une fois, nous n’avons rien de très précis mais selon nos sources, l’individu possèderait une armure en or et un casque doré également avec une visière couvrant son visage, mais une autre chose est venu à tout coup, il aurait soit disant des ailes, et il s’en servirait pour soi-disant voler et autre fait étrange toujours rapporté, il aurait une aile blanche comme celle d’un ange et une noir complètement sale, comme celle d’un démon

- Nous voulons vos commentaires sur cet évènement, y croyez-vous ? À vous de nous envoyez par courriel ou par téléphone votre opinion là-dessus.

Pour une des rares fois de ma vie, j’étais intéressé par ce qui passait aux nouvelles.

- Nous prenons un premier appel, Mme Labrosse, qu’avez-vous à nous dire sur l’homme qui a sauvé ses victimes ? demanda le journaliste

- Tout d’abords, j’aime beaucoup votre émission et si je prends le temps ce matin de vous appelé, dis la femme, c’est parce que je sais que tout ceci n’est qu’une plaisanterie. Le type qui a fait ça doit être arrêté et vite, ce truc est un canular comme toujours.

- Oh là, eh bien merci de votre appel Mme Labrosse, nous avons ici un courriel qui nous est parvenu il y a quelques secondes, c’est Daniel qui nous dis : Si tout cela est vrai et que cette personne sauve des vies sans rien attendre en retour, ça ne peut qu’apaiser le haut taux de criminalité déjà établie dans la ville, et j’espère que les actes qu’il a fait auront un impact sur ceux qui veulent faire des crimes.

Je fermai la télévision, la maison était rendu très silencieuse il ne se passait plus rien, il n’y avait que moi. Ce n’est pas le temps de repenser à tout ça, je dois trouver l’emplacement de Nightfried et vite. Je me mis à penser aux endroits où je pourrais avoir de l’information.

 

Je sortis de la maison et je pris une petite marche, repensant à mes exploits de la nuit dernière, je m’emportais trop facilement dans tout ça, je me mis à l’idée de recherché Nightfried grâce à l’internet. Je me rendis à la bibliothèque du coin, l’internet de ma maison ne fonctionnait plus, nous avions eu des problèmes avec celui qui s’occupait de nous brancher, finalement, on a perdu et nous devions nus rendre à chaque fois là bas pour faire des recherches. Heureusement, elle n’était pas très loin, donc je rentrai par la porte principale et alla m’installer aux ordinateurs. Je me rendis sur un moteur de recherche et je tapai : Nightfried compagnie. Le premier lien qui m’était offert était : La compagnie comprenant les armes les plus sophistiquées et les plus avancées de toute la planète. Je cliquai dessus. La page d’accueil était très bien arrangée. Je remarquai rapidement le lien pour les joindre. Sur cette page, il indiquait leur adresse, 2649 Avenue de l’armée. Selon ma géographie, ceci devait se situer un peu à l’écart de la ville. Je notai l’information et je fermai internet. En sortant de l’établissement, je n’avais qu’une idée en tête, tous les combattre et effacé cette compagnie du mal et ce par la force, je ne craignais aucune de leurs armes soi-disant surpuissantes pour notre époque, j’avais surtout hâte de les tester.

 

De mes souvenirs, l’endroit possédait plusieurs entrepôts et surtout un immense immeuble que l’on dirait futuriste un peu à l’écart. Arrivé à ma planque, j’ouvrai la boîte a courrier, parmi les multiples lettres reçu, une venait étrangement de Kaine. Je m’empressai de rentrer et je l’ouvris.

 

Bonjour Lucas

 

Tu as bien fait la nuit dernière, nous savions très bien que tu sauverais les vies, bon, nous t’avons également vue tuer l’assassin de tes parents adoptifs mais ceci est moindre, disons tout simplement entre-nous qu’il le méritait. Bon je t’avais donné la mission de détruire Nightfried et nous savons que tu t’es mis au travail, mais tu dois attendre encore quatre mois, tu dois être connu de tous et être apprécier par la population. Tu as pu constater que physiquement tu as extrêmement changé, tu es rendu musclé, ton caractère à grandement muri, tu as développé ton intelligence et la stratégie et avec toutes ses nouvelles acquisitions, tu pourras combattre n’importe quoi, et ce, sans ton armure, car la majorité de tes vrais adversaires seront dans la vie de tous les jours, et non dans celle de tes nuits. Fais attention également, tu ne dois en aucun cas fonder des amitiés et encore moins être amoureux. Ceci est ton véritable ennemi, d’ailleurs, ce ne sera pas trop compliqué car avant, tu n’avais aucun amis il me semble. Nous te renverrons une autre lettre et ne t’inquiètes pas, tu continueras à vivre là où tu es, nous payerons toutes tes dépenses justifiées nécessaires.

 

Amicalement : Kaine

 

En remettant l’enveloppe à sa place je remarquai une carte de débit qui trainait au fond, je la ramassai et le code y était inscrit.Je refermai l’enveloppe et me fit à dîner. Il est vrai que je n’avais aucun ami, un vrai, bien sur il m’arrivait quelques fois d’allé chez d’autres personnes, mais seulement une fois. Je dois avouer que je n’avais rien pour plaire à quiconque : Allure chétive, linge démodé, toujours dans mon coin à lire et relire les même bandes-dessinés. En classe, je passais partout mais sans battre des scores ni même en être près, je passais le cours, c’est tout. Finalement, je n’avais qu’à conserver ses aptitudes et je n’aurai aucunes difficultés à maintenir l’ordre de Kaine. Je mis mon plat au lave-vaisselle et j’ouvrai ma console de jeux-vidéo portable. J’allais avoir deux long mois d’été à tuer en attendant le signal de là haut. Je repensai à ce que m’avais dit Karôm, sous les rayon du soleil, mes ailes brûlerais et je perdrais ainsi tous mes pouvoirs, mais si je suis dans mon sous-sol, et qu’aucune lumière n’entre, je peux donc être l’ange que je suis et pouvoir continuer mon entrainement. Je descendis à l’étage inférieur et je bouchai toutes les entrées de lumière possible avec de gros draps. J’installai la salle à en faire une salle d’entrainement mais je n’avais rien de sophistiqué, aucun appareil de combat, de musculation, rien. Un tour au magasin s’imposait.

 

Comme le centre d’achat était légèrement éloigné, je pris mon vélo pour m’y rendre. Je barrai ma bicyclette et j’entrai dans une boutique spécialisé d’arts martiaux. Un vieil homme était à la caisse et me sourit lorsque j’entrai. J’observai un moment les articles pour l’entrainement, il y avait un tronc avec des sortes de bras en bois également, des punching bags et tout plein d’autres trucs pour s’entrainer. L’homme qui tenait le magasin vint me voir après quelques instants de recherche

- Je peux t’aider jeune homme, me demanda-t-il

- En faite oui, je cherche à m’entrainer au combat et comme je ne sais pas trop comment ces objets fonctionnent, je voudrais bien avoir un peu plus d’information sur eux.

- Pour commencer, je te conseil un punching bag, il va te permettre d’atteindre une force de frappe rapidement et de manière de plus en plus vite également, par la suite, tu pourras tester ton endurance avec le Bach Ho appelé aussi Homme de Bois. Pour le moment, je te conseil ceci.

- Je vais prendre trois punching bags de différente grosseur, un petit, un moyen et un gros si possible et deux Bach Ho, un simple et un d’expert.

- C’est un excellent choix. Ils te seront livrés demain.

- Ça me va.

Je payai et je me dirigeai vers un commerce où on y vendait des articles d’entrainement musculaire. Dès que j’entrai, un jeune adulte accouru jusqu’à moi.

-Que cherches-tu ? me dit-il

- De quoi m’entrainer pour être en forme de partout, répondis-je

- Nous avons tous ce dont tu as besoin.

Il me montra les meilleures marques de poids, altères, tapis roulant, vélo stationnaire et barre de musculations multiples. Je pris les meilleures que j’achetai également avec la carte de débit offerte par Kaine. Je rentrai à la maison, et me fis un petit soupé, je n’avais pas très faim, je n’avais qu’hâte de commencer mes entrainements pour être meilleurs à combattre le crime et surtout, être apte à détruire Nightfried.

 

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