Chapitre 2

Chapitre 2

 

Je regardai autour en attendant Ariane, j’ai remarqué que les gens me regardaient tous. Il faut dire qu’avec la tronche que j’avais et les béquilles, j’avais tout l’air d’un psychopathe. L’infirmière sortit de l’hôpital et m’indiqua de la suivre. Je n’étais pas du tout habile avec les béquilles et j’avais du mal à avancer, je tentai de marcher normalement, mais là,  ma jambe a souffert le martyr. Je poussai un cri pas très fort, mais Ariane tourna les talons aussitôt.

- Qu’y a-t-il, me lança-t-elle inquiète

- J’ai… J’ai essayé de marcher, répondis-je

- Voyons, tu n’avais qu’à me le dire que je marchais trop vite

- Je ne suis pas à l’aise avec les béquilles, j’ai de la difficulté à avancer

- C’est ta première fois ?

- Oui

Elle m’aida à me relever et me pointa du doigt son véhicule. Je n’étais pas du tout étonné par la voiture, elle était petite, compacte et surement très économe d’essence. Arriver à l’automobile, j’ouvrai la porte et m’installai confortablement. Ariane entra et démarra la voiture. Ariane sortit du stationnement et nous commençâmes à bavarder.

- Où on va au faite ? Lui demandai-je

- Pas très loin d’ici, au faite tu connais un peu la ville ? me dit-elle

- Bien sur, c’est ici que je vis.

- Je paris que t’as jamais visité l’endroit où j’habite.

- Tu crois ?

- Oh que oui mon cher.

Elle roulait d’une bien drôle de façon comme si elle avait peur d’être suivi. Après plusieurs tours et détours, nous arrivâmes à un cul de sac. Une vieille barrière de couleur bleu vieillot bloquait la route et de l’autre côté, c’était un chemin pour les VTT. Elle débarqua, je fis pareil et m’avançai jusqu’à la barrière

- C’est ici chez moi, prends ma main, m’indiqua-t-elle

- Quoi ? T’habite dans ce champ ? répondis-je très étonné

- Lucas, je dois te montrer quelque chose, une chose dont tu ignores l’existence mais qui a pourtant toujours fait partie de ta vie.

- De quoi tu parles, je ne comprends plus

- Fais-moi confiance Lucas, me dit-elle avec un regard si chaleureux qu’aucun homme ne pourrait refuser sa demande.

Je lui pris la main et une intense lumière blanche apparu dans son dos, une lumière tellement puissante qu’elle m’aveugla.

-Tiens-toi fort ! Me dit-elle

J’avais extrêmement peur et en même temps, je me sentais si bien comme si cette lumière guérissait. Je sentis que mes pieds ne touchaient plus le sol.

- Que ce passe-t-il Ariane ? Lançai-je inquiet

- J’habite là-haut Lucas, n’es pas peur au contraire, tu y trouveras les réponses et même plus, beaucoup plus que ce que tu ne pourrais imaginer, me répondit-elle. Pour le moment agrippe-toi à moi !

Je la serrai très fort dans mes bras, je ne voulais pas tomber. Nous allions très vite dans les airs je regardais en bas et remarquai que les nuages m’empêchaient de voir le sol. Vais-je mourir asphyxié ? Ou pire en tombant, je serrai encore plus fort Ariane alors que tout s’arrêta.

 

Tout était blanc et j’étais très étourdi, sans doute la montée qui a causé ça. Je lâchai Ariane et je tombai dans les pommes à quelques pas d’elles. Je dormais, cependant le rêve n’était pas du tout le même, cette fois j’entendais plein de voix, tous des personnes que je ne connaissais pas sauf Ariane. J’entendais des trucs comme : Bon, maintenant qu’il est là, on va pouvoir l’entrainer. Aussi plein de : son pouvoir va sauver le monde on dirait, mais il devra être discipliné et à l’écoute. La mystique voix d’Ariane fut taire le groupe

- La dernière fois que son pouvoir s’est manifesté, c’est au moment de l’accident de ses présumer parents. Vous savez tout comme moi que son pouvoir est beaucoup plus puissant que vous ne le pensez, si on ne l’entraîne pas sur la bonne voix, il va détruire le monde, il doit apprendre à contrôler ce qu’il peut être.

- Tu as raison, dit un homme d’une voix de fer, à présent, nous devons le laisser dormir et préparer son entrainement physique, Karôm, va préparer le terrain et nous, retournons à nos postes respectifs, nous devons le laisser se reposer.

 

Je me réveillai, pensant que tout était irréel, car qui me croirait, franchement, personne ! J’étais dans une étrange pièce, le lit était confortable, la chambre n’était pas très grande et une table non loin du lit. Sur celle-ci, des vêtements blancs y étaient posés. Je me levai et je vis que j’étais en sous-vêtement. D’un pas sautillant et très discret je me rendis jusqu’à la table et pris rapidement les vêtements que je mis aussitôt. J’attendu patiemment la venu de quelqu’un pour m’expliquer tout ce qui ce passera car j’étais très perdu… et je ne savais même pas où j’étais. Après quelques minutes, un homme de stature moyenne entra sans invitation me salua et m’indiqua de le suivre. Je m’avançai vers lui et il tourna les talons et commença à marcher. Marcher, mon plâtre ! Il avait disparu.

- Excuse-moi, tentai-je, où est mon plâtre et pourquoi je marche normalement ?

- Ici, tu n’en a pas besoin, d’ailleurs, quand on est ici, on a besoin de rien !

- Je… Quoi ? Je suis où au faite ?

- Calme-toi et ne craint rien.

Facile à dire… Après quelques minutes de marche, il me montra la salle où je devais me rendre. J’entrai et vis une pelouse, une géante pelouse.

- Salut, je suis Karôm

- Oh, allo, dis-je en sursautant

- Tu vois cette pelouse ?

- Je ne suis pas idiot, bien sur que je la vois.

- Bien, alors, avec cette tondeuse à bras comme vous dîtes par chez vous, tond la !

- Quoi, je n’y arriverai jamais, je ne suis pas assez fort.

- Oh que si mon ami.

Il me tendit d’une seule main la petite tondeuse. Cet homme était d’un air gentil, ne semait pas la terreur loin de là, il devait qu’obéir au ordre donné par l’homme mystérieux. Je pris la tondeuse et me rendis à l’extrême gauche. C’était très difficile et encore plus compliqué que je ne le pensais. Je continuai d’arrache pied à tondre, je ne voyais pas du tout ce que ça me donnait de faire ça. Karôm m’envoyais sans cesse des mots d’encouragement et me disait que c’était pour mon bien et que ça allait m’être utile. Cela devait faire au moins deux heures que je coupais cette pelouse et je n’en avais même pas le quart de fait. Par contre, je n’étais pas épuisé, je ne transpirais pas et plusieurs pensées me revenaient à l’esprit, certaines plus imposante que d’autre mais elles n’occupaient jamais bien longtemps mon esprit. C’est comme si l’homme qui me surveillait m’empêchait d’être déconcentrer.

- Plus vite ! me cria Karôm

Sans hésiter, j’avançai plus vite et le gazon se coupait encore mieux, je courrai et ce fut le même résultat. De toutes mes forces, je courrais, ça devait déjà faire un bon moment que je courais, peut-être vingt ou trente minutes mais je n’étais pas épuisé. Les heures s’écoulèrent et j’ai finalement fini de couper tout ce gazon.

- Beau travail mon jeune ami, tu verras que dans quelques heures, tu vas te sentir nouveau et très fort, c’est bien normal, mais t’emballe pas trop vite, ce n’est que le début.

 

Je retournai à ma chambre et à l’intérieur se trouvait Ariane, elle semblait très nerveuse.

- Qui a-t-il ? Demandai-je

- C’est juste que… je sens que tu te poses tellement de question et je me dois de répondre à certaines d’entres elles.

- Vraiment, bon, tu voulais dire quoi par mon pouvoir s’est manifesté au moment où… mes parents sont décédés, c’est lorsque j’ai attaqué le gars, c’est ça ?

- Oui et non, tu as commencé à l’utiliser en sortant de la voiture. Tu pleurais mais n’as-tu pas remarqué une étrange sensation dans tes larmes, ou peut-être, une seule larme.

- Non… Ah oui je me souviens, il y avait une larme, elle était glaciale, c’est normal ça ?

- Lucas, tu possèdes deux capacités, tu peux contrôler deux éléments, le feu et la glace.

- Non, mais tu plaisantes !

- Oh que non mon cher, mais ne craint rien de cela, nous allons t’aider à les maîtriser pour que tu ne détruises pas le monde autour de toi.

- Je ne sais même pas m’en servir, il y a seulement eu quelques petites manifestations et ce au moment des plus triste de ma vie, je ne vois pas en quoi le contrôler pourrait m’être utile.

- Cela ne résulte pas de moi, mais de Kaine, le maître des lieux.

- Kaine ? Est-il gentil ?

- Il a toujours eut de bonnes intentions et il est notre idole à tous qui sommes ici.

- Justement, on est où ?

- Ça dépend de comment tu l’interprètes, certain diront, le paradis, les cieux d’autre, un endroit bien ordinaire sauf que tout est blanc.

- Je suis… mort ?

- En quelques sortes mais nous pouvons te renvoyer sur Terre quand tu le veux.

- Attends, si je suis mort, c’est que mes parents sont dans le coin, non ?

- Tes parents? Tu veux dire, ceux qui t’on élevé.

- Oui, mes parents…

- Oh, bon Lucas, tes parents comme tu dis, ne sont pas tes vrais parents

- Alors qui sont mes vrais parents ?

- Lucas, tu n’as pas de parent, tu es… tu vas le découvrir par toi-même.

Sur ce elle quitta précipitamment la pièce. Je m’assai sur le lit en essayant de comprendre ce qui se passait, pourquoi un simple gars de quinze ans puisse avoir des pouvoirs. J’y pense, si j’ai tant de pouvoir que ça, il me suffit de tenter de les développer et ainsi être celui que tous veulent que je sois. J’ouvrai ma main gauche et tentai de faire apparaitre de la glace, j’étais très concentré et soudain pour une flamme impressionnante en sortit. Dès lors, Karôm accourut dans la chambre ainsi qu’Ariane.

-Suis-moi et vite ! Me dit Karôm d’une manière très insistante

Je me levai, j’étais très étonné, jamais je n’aurais cru pouvoir faire ça un jour, pourquoi ne s’était-il jamais manifesté alors que je ne m’étais que concentré quelques secondes. Karôm me pris par le bras et avançait rapidement, il devait se diriger vers l’endroit ou était Kaine.

 

J’entrai dans une salle, Karôm referma la porte et un homme imposant habillé de vêtements amples et blanc. Son visage montrait qu’il avait vécu plusieurs choses, la joie, l’amour, la tristesse, la haine, on pouvait tous les voir qu’en ne regardant que son visage.

-Bonjour, je vois que tu as enfin vu ce dont tu étais capable, me dit-il avec un sourire

-Je ne comprends vraiment pas comment cela a pu ce produire, je n’étais même pas triste, rien, juste concentré et aussi, je voulais en faire sortir de la glace, pas du feu.

- Lucas, tu dois savoir que tu es le plus puissant ici, bien sur tu ne contrôle pas tous tes pouvoirs, mais cela va venir, tu vas avoir un entrainement très intensif et très dure, tu vas souvent avoir envie d’abandonner, mais tu ne dois jamais laisser tomber, car lorsque l’on apprend à contrôler son pouvoir, certain en ont que pour leurs propres intérêt, tu le verras au cours de ton aventure à la suite de ton entrainement qui durera que quelques secondes sur Terre, mais des années sur notre monde. Tu ne vieilliras pas. La flamme que tu as faite, ce n’était même pas la moitié d’un pourcent.

- Vrai… Vraiment, alors je peux être extrêmement puissant alors !

- Oh que oui, Lucas, mais tu dois apprendre à le contrôler car tu peux détruire le monde en quelques secondes et ce sans t’en rendre compte.

J’étais très étonné, déjà la mort de mes parents, me rendre ici et maintenant apprendre que je pouvais détruire le monde, ça sort complètement du réel.

- Dans une phase de changement, mon jeune Lucas, tu ne peux pas être vraiment conscient de tout ce qui se passe.

- Vous avez sans doute raison.

- Lucas, tu possède un autre don.

- Lequel ? Dis-je étonné

- Tu n’es pas un humain, tu es un ange, plus précisément deux anges.

- Quoi, comment ?

- En toi tu es l’ange du bien et l’ange du mal, tu peux être le sauveur de l’humanité comme son destructeur, la flamme que tu a faite venait de ta main gauche n’est-ce pas ?

- Je ne me rappelle plus.

- Peu importe, ton côté gauche est celui du feu, le mal, la glace, elle, est du côté droit.

- Attends, je ne comprends plus rien, vous dîtes que je suis un ange, mais pourtant je n’ai pas d’aile.

- Patience, tu dois t’entraîner avant.

- On commence quand ?

- Maintenant si tu veux.

Il se leva et m’indiqua le chemin à suivre, Il franchit la porte et en sortant, plus rien, il avait disparu. Il m’avait dis à gauche, à droite, encore a droite et à gauche. Je réfléchis quelques secondes, je devrais avancer en ligne droite, cela va être moins long.

- Bravo ! me dit-il en arrivant à destination, tu as su comprendre le piège dans mon petit problème, ta première leçon, pense avec ta tête, pas avec tes pouvoirs, sinon, tu vas finir par perdre.

- C’est vous le sage ici, répondis-je

- Apelle-moi Kaine. Je suis le maître de cet endroit, pour le moment, lorsque ta mission sur Terre sera accomplie, tu prendras ma place.

- Vraiment, ça doit être amusant d’être aux commandes ici.

- Ce n’est pas le temps de discuter de ça, allez entre.

Avec ses pouvoirs, il ouvrit la porte à distance.

 

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