Chapitre 10

Chapitre 10

 

À l’heure du repas, je pris une table à moi seul, comme à tous les repas, j’ouvris mon lunch et je mangeai mon sandwich.

- T’as pas vu ça aux nouvelles, Tenshi s’est battu hier soir, maintenant il y a plein de bâtiment hors d’usage et les autoroutes du quartier commercial sont toutes finies, dit une fille de la table d’à côté.

Je pris une bouchée qu’un gars m’interpella

- Comme ça tu t’es foutu d’elle tantôt, commença le gars

- Ça ne te regarde pas.

- Oh que oui ça me regarde, crétin, t’as laissé ma meilleure amie

- Je ne l’ai pas laissée, j’ai juste refusé sa proposition, si t’as un problème avec ça, eh bien, je suis bien désolé, mais je ne peux rien faire pour toi.

- T’es vraiment le pire des cons, tous les gars normaux auraient accepté

- Je ne suis pas normal, alors laisse-moi manger.

- C’est sur tes parents sont…

Je me dévirai sur le champ et le regardai d’un regard vengeur, il ne finit pas sa phrase et que je me remis à manger. Je terminai mon repas et je retournai à mon casier, j’y déposai ma boîte à lunch et j’y extirpai un manga. Le troisième cours fut long, mais heureusement, la dernière période allait me réconforter un peu, un peu de sport au gym. À la récréation, une fille que je n’avais jamais vue de ma vie s’approcha d’un pas plutôt rapide tout en restant élégante.

- Comme ça t’as pas voulu sortir avec Isabelle, vous auriez tellement été chou, me dit-elle

- Ah… et c’est sensé me faire quoi ? En plus je ne sais même pas ton nom, répondis-je un peu épuisé de toute cette histoire

- Je m’appelle Annabelle, et ça fait déjà un moment que je t’ai à l’œil, depuis le début de l’année, tu as tellement changé comparé à l’année passée, t’es devenu beaucoup plus beau, plus fort et tout.

- Si tout ce qui c’est passé durant mon été ne se serait pas passé, j’aurais dis oui sans hésité dis oui, mais je dois me refuser à aimer.

- Hein, comment on peut se refuser à aimer ? Ça n’a pas de sens !

- As-tu vue tes parents mourir devant tes yeux ?

- Non, répondit-elle gêné en jetant le regard au sol.

- Écoute Annabelle, je ne veux pas te faire du mal, c’est très loin d’être mon intention, mais je t’en ferais encore beaucoup plus en montant ce mensonge d’amour.

- T’as raison, en baissant la tête et d’un désespoir présent dans tout son être.

Contrairement à Isabelle, je sentais un réel regret, c’est quand on est réellement triste qu’on retient le plus nos larmes, étrange non ? Je ne fis rien et la laissai partir j’étais désolé de ne pas pouvoir l’aimer, mais elle va trouver quelqu’un de bien mieux que moi et je devais respecter ce que Kaine m’avais demandé, je ne devais pas avoir de petite amie, ça nuirait beaucoup trop à mon travail.

 

J’entrai au gymnase et y vis le professeur sortir les ballons de basket-ball, j’avais toujours été pourri à ça.

- Bon, comme vous avez pu remarquer, introduisit l’enseignant, on va jouer au basket-ball, il me faut deux capitaines.

Les équipes ce fut, j’étais dans les rouges, et la première manche commença. J’étais sur le banc, malgré mes exploits en soccer, je restais toujours nul à ce sport, valait mieux de ne pas me voir à l’œuvre. Durant le premier temps de jeux, je regardai les élèves assis et y remarquai Isabelle qui me regardait encore, mais pas avec les mêmes yeux que le cours de français, c’était rendu de la haine, à savoir pourquoi. Je lui fis un simple petit sourire et jetai mon regard ailleurs en contemplant l’écran du pointage, on se faisait laver. La manche se termina et je pris place sur le jeu, je me mis à l’arrière comme à mon habitude et le sifflet retentit, les bleus prirent possession du ballon et avancèrent profondément dans le territoire. Maxime, un joueur de basket de l’école tenta un tir mais il manqua sa cible et la balle ricocha directement sur moi. Je l’attrapai et je sortis du territoire et entrai dans la zone adverse. Je n’avais d’autre choix que de lancer, j’étais bloqué et mes alliés étaient tous en mauvais posture. Je me disais qu’avec un peu de chance, un joueur de mon équipe pourrait avoir le rebond, mais une idée me vint à l’esprit, pourquoi ne pas utiliser un peu ses dons, je lançais la balle en la chauffant légèrement et je la fis pivoter dans les airs ce qui fonctionna à merveille. J’utilisai ce procédé jusqu’à la fin de la manche et nous avions presque rattrapé notre retard. La partie finit, nous avions perdu, mais avions une marque très proche. Je commençais à me faire plus remarqué et je savais que ça pourrait me causer des ennuis. En sortant du cours, Maxime m’interpella.

- Tu fais quoi ce soir ? Commença-t-il

- Pour ?

- Moi et quelques potes on allait jouer au basket, tu voudrais tu venir avec nous autres, ça serait utile un gars comme toi dans l’équipe.

- Désolé, je suis déjà occupé

- Dommage, mais si tu veux te joindre à l’équipe le 6 septembre ya les sélections, je suis sur que tu pourrais faire partie des Flashman en plus tu serais sur de te faire une blonde encore mieux que cette Isabelle qui change de chum à toutes les deux semaines, finit-il en riant

Je ris aussi, c’est faux de dire que toutes vérités n’est pas bonne à entendre.

- Je verrai, ça m’intéresse bien de faire parti de l’équipe, répondis-je

- Super, j’espère te voir là-bas, si tu fais la même prestation que t’as fait durant le cours, je t’assure une place de premier choix, conclu-t-il avant de se diriger vers son casier.

Je déposai mes affaires au mien et je partis vers l’autobus. J’y vu Annabelle sans sourire et je me sentis coupable de ce malheur, pourtant, elle est une fille toute douce, très jolie en plus, un maquillage fin ce qui nous permettait de voir son vrai visage et de beaux yeux bleus et des cheveux noirs ce qui faisait un contraste admirable et lui donnait un charme hors du commun. Je crois l’avoir rejeté un peu trop vite, elle ne méritait pas ces mots, si seulement elle savait. Je mis mon sac sur mes épaules et rentrai à la maison.

 

Le soir tomba, comme à son habitude, je devais faire plus attention, c’était la fin de semaine et les jeunes rôdaient en plus de Nightfried, ça n’allait pas être facile de laisser la ville en ordre, déjà qu’elle a subit de sérieux dégât par ses combats passés. Je survolais le centre-ville et le sol se déformait, du moins, ça y ressemblait énormément. Avec un peu d’adaptation, je vis qu’un seul petit bâtiment se déplaçait, j’allai voir sur place et y vit un imposant robot qui tenait de ses deux mains l’infrastructure. De là, tous pouvaient entendre les gens crier autant ceux à l’extérieur que ceux dedans. Je devais m’assurer de faire le moins de dommage aux personnes bloquées dans l’immeuble. Je pensai quelques secondes et je commençai à glacer le bâtiment au sol très solidement en le rendant de plus en plus lourd. De plus, pour aider les gens encore pris à l’intérieur, je fis briser une fenêtre par le chaud et fit un chemin menant à l’extérieur pour les cinq étages. Je m’approchai pour avoir un bilan de la situation par les gens et heureusement tous étaient sortis. C’est alors que le monstre sortit de la glace la bâtisse et me la lança carrément dessus d’une force incroyablement impressionnante auquel j’eux droit. Je passai au travers de la toiture qui, elle, défonça une bonne partie du duplex au coin de la rue. En m’effondrant au sol, de géants doigts se positionnèrent autour de moi et un canon sortit de la paume du gigantesque robot. «Ouch» pensai-je. Une énergie bleue se forma rapidement et tomba d’une intensité renversante. En un rien de temps je me retrouvai dans les égouts à peine capable de bouger le petit doigt. J’entendais de nouveau le son du laser et sentais mon heure venir. L’attaque m’avait complètement paralysé et me faisait souffrir au plus haut point.

 

Voyons, ça ne peut pas se terminer ainsi et me faire tuer si facilement. La ville à besoin de moi et j’ai une mission duquel je ne dois pas échouer et la seule façon pour moi de combattre cette créature, je dois oublier la douleur et me relever. Je donnai tout ce qu’il me restait et je fis battre mes ailes, mais il était trop tard que je me sentis tombé encore plus profondément. J’ouvris l’œil, je n’étais plus sur Terre, tout était sombre et il faisait une de ces chaleurs, c’était épouvantable. Soudain, j’entendis une voix, une voix rauque et sombre, une voix des ténèbres.

- Tu n’as pas encore utilisé ton plein potentiel mon enfant, commença-t-il lentement.

Je levai les yeux, une lumière derrière lui m’empêchait de voir son visage, je n’avais que sa silhouette. Elle était humaine et il reprit

- La prochaine fois, pense à réveiller le démon, je ne te ferai pas revivre la prochaine fois que je te vois Lucas, continua l’homme, je t’ai donné une mission, tu te dois de la remplir !

- Kaine ? Criai-je C’est vous ?

Sur ce, une lumière blanche envahissait tout autour de moi et j’ouvris les yeux. Mais quelque chose avait changé, je me sentais surpuissant. Au bout de quelques secondes, je compris que je devais utiliser cette force contre le robot. Je me relevai et utilisai tout ce qu’il me restait de glace et  je mis hors d’usage son canon en le coupant en deux. Je passai à travers sa main et il me prit avec sa seconde et m’étampa dans le mur et sa queue métallique trainait tout juste devant mon casque. J’étais toujours dans l’incapacité de bouger, mais cette fois, j’avais de l’énergie et je me matérialisai en feu et glace. Ses doigts se mirent à fondre ou à glacer à en tomber et je puis me libérer du coup qui passa bord en bord de l’infrastructure. Je profitai de ce moment pour glacer la queue au bâtiment et je la coupai rapidement. Je mis feu à son visage ce qui l’aveugla un moment. Je profitai du moment et allai me poster derrière son sa tête. De là je chargeai une attaque brulante, très puissante. Cependant, une impressionnante lame sortit de son cou et percuta mon armure d’une rapidité hors de l’ordinaire et ce coup m’envoya à plusieurs centaines de mètre. Défonçant tout sur mon passage, mur, fenêtre et route. Ma tête finit sous un parcomètre en dessous du trottoir. Je me relevai un peu sonné et je sentais le sol vibrer de plus en plus fort et soudain, le reste de l’immeuble en face de moi s’écroula et ses morceaux parcoururent beaucoup en affectant plusieurs autres endroits de la ville. J’esquivai d’un saut son poing et tentai de lui couper avec mon épée gauche. Cependant, une série de lame entoura le poing, m’empêchant ainsi de mettre mon plan à exécution. Au même moment, sa seconde main m’attrapa et me serra d’une force titanesque. Ne sachant plus trop quoi faire et voyant la mitrailleuse centrale s’approcher un peu trop près, je n’avais d’autre choix que de matérialiser pour pouvoir me débarrasser de cette chose. Chose faite, je sentais la main de plus en plus grande et des morceaux s’écrasaient sur le sol, je bondis hors de là en vitesse et vis quelques seconde plus tard  une attaque effroyablement puissante. Je profitai de ce moment et lui coupé la tête de ma katana brulante.

 

Arrivé au sol, j’entendis le robot s’effondrer au sol, « victoire », m’étais-je crié. Je rentrai à la maison, le soleil n’allait pas tarder à se montrer. Je pris une journée bien calme en ce samedi, en fin d’après-midi, j’allais m’entrainer au dojo. Guillaume était absent, il était malade me dis le sensei. Je suivis le cours avec mes bokkens en me battant avec différents adversaires de niveaux différents, j’étais toujours le meilleur, j’étais bien content. Je retournai à la maison et écoutai la télévision, les nouvelles plus précisément.

 

En gros titre, on voyait moi, Tenshi, recherché pour cent milles dollars, je crois bien prendre un congé, la ville était tanné de payer pour « MES » ? Bêtises. C’est n’importe quoi, sans moi, il n’y aurait tout simplement plus de ville. Je crois bien que je vais attendre patiemment le 8 septembre pour détruire Nightfried, d’ici là, je vais rester bien calme et profiter du temps pour aller jouer au basket ball avec Maxime et les autres, d’ailleurs, j’allai au parc pour y voir ce qui se passait, cela faisais déjà un bon moment que je ne l’avais pas fait. En arrivant, il y  avait quelques enfants et une partie de déroulait déjà, j’allais voir, Maxime était là regardant le match et lorsqu’il me vit, me signe d’aller le voir. Arriver près de lui, il me demanda de jouer la prochaine parti avec lui, il devait à tout prix battre l’autre équipe, la plus forte de la ligue. J’acceptai, d’ailleurs, Tenshi prenait congé, le temps qu’ils voient que mon travail en vaut le prix, et en plus c’est moi qui mange les coups de poings et les murs de béton, c’est moi qui me donne tout le mal possible à arrêter ses machines à tuer, donc seulement si ma vie est en danger, je deviens Tenshi, mais rien d’autre, peut-être vont-ils comprendre mon importance, mais sinon, je profiterai plus de la vie et ne ferai que les missions nécessaires et me permettrai d’avoir une vie plus simple et qui fait un peu moins mal au dos.

 

La partie commença, nous les battions pas peu de point sans mon arrivé ce qui nous a facilité la tâche, j’eus beaucoup de plaisir, je savais quand laisser les autres prendre leurs chances et ne monopolisais pas trop le ballon, cependant, nous manquions cruellement de jeu défensif, nous compensions avec notre attaque mais ce n’étais pas toujours suffisant. Vers la fin de la partie, alors que nous perdions par quatre points, je savais que le temps allait manquer, j’embarquai sur le jeu avec à peine trente-deux secondes à jouer, j’eus la balle et fit un trois points facilement. Ne restait plus qu’un point à égaliser, j’eus un plan, nous les laissions faire un but, ce qui leur donnerait deux points, j’en ferai un vite de trois ce qui égaliserait le score. Ne restera qu’à tenter notre chance pour le but d’après. Le jeu repris et ils coururent en plein dans le piège et ils se dépêchèrent de faire le but. Quelques secondes après, tous les adversaires avaient compris mon plan, voyant leur visage changer et ils accouraient tous vers moi qui avait la balle, j’utilisai le feu et je manier la balle de façon à éviter de me la faire prendre, sachant anticiper les coups adverses, le modifiai adéquatement la trajectoire du ballon et arrivé dans la zone adverse, ne restai plus que quatre secondes, je n’avais d’autre choix que de lancer, ce que je fis, je lui fis faire une curve  évitant les mains adverses et fit l’égalité. Je vis l’espoir dans les yeux de Maxime, jamais il n’avait été aussi près de la victoire contre l’équipe de l’autre école de la ville. Nous avions à élaboré un plan de match, si nous avions la balle au départ ou non. Je décidai de faire la mise au jeu, ce qui me permettra de sauter assez haut et attraper le ballon, ensuite faire la passe à Maxime qui foncerait à toute allure et ferait le point. La manche finale commença et je m’installai devant le grand gars de l’autre côté. À moi de lui montrer le saut de Tenshi sans costume.

 

Par manque de vitesse, il prit la balle et la passa derrière lui, Maxime put l’attrapé et j’accourus près de lui, il était entouré de trois joueurs et lui donnaient une pression considérable, il tenta une passe vers le bas, ce qui marcha à moitié, la balle avait ricoché sur une main et se mit à rouler en direction du but adverse, je sautai pour avoir le ballon, fis une pirouette lorsque je l’avais dans les mains et lancer en désespoir de cause étant entouré de quatre joueurs. Je glaçai le ballon et entra dans le but. J’étais considéré comme le héros de l’équipe, ne restait qu’à améliorer notre défensive.

 

J’arrivai à la maison et vis en direct l’état du centre-ville, des bâtiments s’échouaient, des personnes mourraient par centaines. J’étais là à contempler leur impuissance, ils n’ont qu’à me reconnaitre en tant qu’héros plutôt qu’un petit merdier et vite s’ils veulent survivre.

 

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